Le président argentin Nestor Kirchner est arrivé mercredi à Paris pour une visite de trois jours.
Plusieurs entreprises françaises installées en Argentine ont cependant des soucis avec certaines décisions du président argentin (la France est le troisième investisseur en Argentine après les USA et l’Espagne).
Jacques Chirac, le président de la France, s'est entretenu avec Nestor Kirchner durant 45 minutes, et s’est « félicité de la coopération entre les justices française et argentine dans l’affaire du capitaine Alfredo Astiz, condamné par contumace en France en 1990 pour la disparition de deux religieuses françaises, Alice Domont et Léonie Duquet, sous la dictature des années soixante-dix et quatre-vingt.
Mais le président argentin était surtout attendu à Paris pour un dossier touchant des milieux d’affaires.
Depuis la grande crise de 2001-2002, les concessions de services publics accordées à des investisseurs étrangers, notamment français, ont considérablement alourdi le climat entre Paris et Buenos Aires.
La semaine dernière, le gouvernement argentin a infligé 800 000 euros d’amende pour défaillances techniques et coupures de service aux entreprises filiales des groupes français Suez et EDF, et également de l’espagnol Endesa et de l’américain AES Corp.
Depuis 2002, le gouvernement argentin, pour faire face à l’effondrement de son économie, a imposé un gel des tarifs publics.
Kirchner doit être reçu ce samedi au MEDEF, mais on entrevoit pas de solutions du différend entre le gouvernement argentin et les entreprises françaises. Cependant, Jacques Chirac a exprimé son soutien à la reconstruction économique et financière de l’Argentine (plus de 8 % de croissance l’an dernier), et a demandé aux autorités argentines de régler « rapidement » leur différend avec les entreprises françaises concessionnaires de services publics.
Jacques Chirac a accepté une invitation de Nestor Kirchner à se rendre en Argentine. Pour l’heure, aucune date n’avait été fixée.