Le réalisateur, exilé pendant la dictature militaire, un temps défenseur du péronisme, a nourri son œuvre des souffrances et des utopies des Argentins. Son documentaire "Mémoire d'un saccage", qui dénonce la politique de l'ancien président Carlos Menem, est à l'affiche.
Réalisateur acclamé en 1968 pour son documentaire militant L'Heure des brasiers, consacré à l'Argentine et à l'Amérique latine, il a vécu péniblement ses années d'exil en France, lorsque l'Argentine vivait sous la botte militaire (1976-1982). Un documentaire d'une rare sensibilité sur les handicapés, Le Regard des autres (1980), est resté le seul travail accompli durant son séjour parisien. Le projet qui lui tenait vraiment à cœur, inspiré par le poète espagnol Miguel Hernandez, mort dans une prison franquiste, a en effet capoté à la dernière minute. Plus tard, le réalisateur reviendra sur cette période d'exil avec une bonne dose d'autodérision dans le film Tangos, l'exil de Gardel (1985), fiction autour d'un groupe d'artistes argentins réfugiés à Paris.
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