L'ex-idole argentine Diego Maradona a poursuivi son chemin vers la guérison après avoir passé ses premières 24 heures sans assistance respiratoire mécanique depuis son hospitalisation dimanche dernier. Maradona pourrait même sortir lundi du service de réanimation.

Vendredi, en raison d'une amélioration de l'état de santé du célèbre patient, les médecins ont retiré à l'ancienne vedette le tube qui administrait de force de l'air à ses poumons affaiblis par une pneumonie depuis son hospitalisation en urgence.

Tout le monde respire

«Il respire seul, tout le monde respire», a titré samedi le quotidien «Clarin». Cependant, Maradona a toujours besoin d'une «oxygéno-thérapie permanente» avec un masque à oxygène qui lui permet jusqu'à présent «une bonne fonction ventilatoire», selon le bulletin médical publié vendredi.

Samedi, des supporters de Boca Juniors (1re division), le club de Maradona en 1981-82 et de 1995 à 1997, avaient prévu d'organiser une grande manifestation de soutien, un «banderazo» - néologisme confectionné à partir du mot drapeau (bandera) -, non loin de la clinique.

Eléments sonores

Cependant, le président du club le plus populaire d'Argentine, Mauricio Macri, d'accord avec le principe de la manifestation de soutien, a émis des réserves sur le lieu, estimant qu'elle pouvait provoquer des nuisances pour les patients de la clinique.

Une position partagée par les deux filles de Maradona, Dalma, 17 ans, et Gianina, 14 ans, qui dans une lettre ouverte ont demandé aux supporters de ne pas le faire aussi près de l'établissement.

«Aujourd'hui papa est peut-être en train de jouer le match le plus difficile de sa vie. Aujourd'hui papa a besoin de silence, comme les autres patients hospitalisés dans cette clinique», ont-elles écrit.

Les autorités de la ville de Buenos Aires ont d'ailleurs donné ordre à la police d'interdire l'utilisation de tous les éléments sonores indispensables à un «banderazo» de supporters: tambours, feux d'artifice et pétards.

Marques d'affection

Aux alentours de la clinique, les marques d'affection envers l'ancien joueur se sont multipliées et sur les murs sont accrochés messages, affiches, photos et même des images pieuses, tous dans un même but: la guérison de leur «Dieu», Diego Armando Maradona, plus connu sous le surnom de «Dix», son numéro sur le terrain.

De nombreuses personnalités continuent à venir chaque jour à la clinique pour se tenir au courant de la santé de Maradona, mais seuls les membres de la famille, les quatre infirmières et les médecins ont le droit de s'approcher du malade.

A l'extérieur, les médias locaux et étrangers continuent à monter la garde et la télévision diffuse en direct les moindres détails, sans guère d'intérêt, puisque la famille ne leur parle pas.