La Colombie fait irruption dans la présidentielle
Les candidats à la présidentielle américaine ont demandé mardi une issue diplomatique à la crise impliquant la Colombie, l'Equateur et le Venezuela après une opération de l'armée colombienne contre la guérilla des Farc.
La candidate démocrate Hillary Clinton, qui affronte mardi soir son rival Barack Obama dans des primaires cruciales dans l'Ohio et au Texas, a soutenu le gouvernement colombien et vivement critiqué le président vénézuélien Hugo Chavez qui, selon elle, a pris des initiatives «dangereuses».
Dans des déclarations à la chaîne en espagnol Telemundo, Mme Clinton a estimé que le président Chavez «se range du côté des terroristes», qualifiant ses actions de «provoquantes».
«Cela pourrait le mettre en porte-à-faux avec le reste de l'Amérique latine», a-t-elle dit, ajoutant: «La raison pour laquelle Hugo Chavez devrait se ranger du côté des terroristes est pour moi absolument inexplicable».
Dans un communiqué, le candidat et sénateur démocrate Barack Obama a estimé que le gouvernement colombien «a tous les droits de se défendre contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc)».
Les «présidents de Colombie, d'Equateur et du Venezuela ont la responsabilité d'assurer que les événements ne dégénèrent pas à un point incontrôlable et de faire face de manière pacifique à tout différend à travers une diplomatie active et l'aide d'acteurs internationaux», a ajouté M. Obama.
«La récente élimination d'un leader des Farc ne doit pas être utilisée comme prétexte pour accroître les tensions ou menacer la stabilité de la région», estime-t-il.
Pour sa part, le sénateur John McCain, quasiment assuré de devenir le candidat du parti républicain pour la présidentielle, a déclaré devant des journalistes que la Colombie était «un allié vital».
«Je veux réitérer notre partenariat et amitié au président Uribe et au gouvernement de Colombie», a-t-il dit. «J'espère que les tensions vont se relâcher et que le président Chavez retirera ses troupes de la frontière, de même que les Equatoriens».