L'alliance des deux pays latino-américains vise à pousser le Fonds à changer ses modes de calcul
Le président argentin, Nestor Kirchner, et son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, ont arrêté, mardi 16 mars à Rio de Janeiro, une position commune vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI). Dans un texte signé dans la soirée, les deux chefs d'Etat demandent au FMI de ne pas fixer des objectifs qui peuvent compromettre la croissance et la lutte contre la pauvreté.
Ce "consensus de Rio", par opposition au "consensus de Washington" – un ensemble de recettes libérales appliquées dans les années 1990 par les institutions financières –, estime que le système financier international est porteur de "contradictions" entre le développement durable et son financement, et qu'il est nécessaire de mettre en place des "mécanismes efficaces" pour "éviter" les crises.
Les deux présidents souhaitent surtout que le Fonds repense la manière dont il calcule l'excédent budgétaire et ne comptabilise pas les investissements publics productifs dans les dépenses afin que ces investissements soient exclus des ajustements économiques. L'idée est de maintenir un niveau de remboursement de la dette extérieure compatible avec la capacité financière d'un pays.
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