Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : Colombie : Ingrid Betancourt détenue depuis deux ans
Forum de l'Amerique Latine et du voyage > Club Americas > Actualités
Americas
eux ans jour pour jour après l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, le calvaire continue pour la Franco-colombienne et les autres otages aux mains de la guérilla colombienne des FARC, certains depuis sept ans, sans espoir d'une proche libération. Un tel pessimisme, partagé par le mari de l'ex-sénatrice, Juan Carlos Lecompte, et les proches des séquestrés, s'explique par l'absence totale de dialogue direct entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement du président Alvaro Uribe.
Seuls 300 sympathisants de la célèbre otage se sont rassemblés samedi sur une avenue de Bogota pour commémorer la date de sa capture, et exiger la libération de tous les otages.
A Paris plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche pour demander la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages colombiens, et obtenir des négociations entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires. "Cessez-le-feu", "200.000 morts, 3.000 otages, 40 ans de guerre civile, stop!", "L'avenir de la Colombie exige un accord politique. Négociez!", pouvait-on lire notamment sur les banderoles déployées par des membres des "comités de soutien" à l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle, prise en otage le 23 février 2002, et à l'ensemble des détenus.

Suite de l'article
Americas
BOGOTA (AFP) - 24/02/2004 07h21 - Le mari de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte, a affirmé lundi soir à Bogota avoir reçu des menaces anonymes, par téléphone et courriel, pour ses critiques du président Alvaro Uribe en l'absence d'un accord pour un échange de prisonniers.

"Si tu n'aimes pas (le président colombien) Uribe, va-t-en du pays, et si tu ne la fermes pas, on va te faire taire", ont menacé ces interlocuteurs, sans fournir d'identité, selon l'époux de l'ex-candidate des Verts aux élections présidentielles en Colombie.

Ingrid Betancourt a été enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), principale guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, le 23 février 2002, près de Florencia (600 km au sud de Bogota).

"Alvaro Uribe ne me plaît pas, mais j'aime la Colombie, et je ne me tairai que lorsqu'Ingrid sera libérée", assure avoir répondu le mari de l'otage à ses détracteurs, avant de mettre en cause des "groupes de paramilitaires d'extrême droite" comme possibles auteurs de ces menaces.

Juan Carlos Lecompte a dénoncé à plusieurs reprises, dans les derniers jours, "l'absence de volonté" du pouvoir pour un échange humanitaire de prisonniers entre les 900 otages des FARC et les 300 guérilleros détenus.

La guerre civile a fait plus de 200.000 morts en 40 ans en Colombie, avec une moyenne de 3.000 enlèvements de civils par an.
Americas
Jacques Chirac, qui a reçu jeudi la fille d'Ingrid Betancourt, a de nouveau invité les autorités colombiennes à accepter un "échange humanitaire" avec la guérilla marxiste des FARC pour obtenir la libération des quelque 3.000 otages détenus en Colombie.
Le chef de l'Etat a réaffirmé à l'intention de son homologue Alvaro Uribe qu'une "solution militaire" était exclue pour régler le problème des otages.

"Pour le président de la République, il n'y a pas de solution militaire à une telle situation. La France appelle de ses voeux un accord humanitaire qui permettrait la libération des personnes concernées", a rapporté Catherine Colonna, la porte-parole de Jacques Chirac.

"Les prochaines réunions européennes et le sommet Union-Amérique latine des 28-29 mai seront l'occasion de saisir à nouveau nos partenaires de l'urgence d'une telle solution", a-t-elle indiqué.

"La France reste disponible avec ses partenaires européens pour accueillir des personnes qui pourraient être libérées", a-t-elle ajouté.

Alvaro Uribe refuse d'engager des négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui détiennent la franco-colombienne Ingrid Betancourt, 42 ans, ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie, depuis le 23 février 2002.

La France et plusieurs de ses partenaires européens prônent un "accord humanitaire" qui passerait par la libération de quelque 300 guérilleros détenus dans les prisons colombiennes en échange de l'élargissement de tous les otages. Alvaro Uribe a posé deux conditions à cet "échange": que les rebelles ne reprennent pas les armes et qu'ils soient accueillis dans un "pays ami", comme la France par exemple.

"Le président nous a bien rappelé qu'il n'y a qu'une solution politique au problème des otages et que dans le cadre d'un accord humanitaire, la France serait disposée à accueillir des prisonniers FARC", a dit Mélanie Betancourt à l'issue de son entretien avec Jacques Chirac.

"On un véritable soutien de la part du président, de la part de la France. (...) J'espère que tout cela va permettre que la libération de maman et de tous les otages advienne vite", a-t-elle souligné.

"Je lui ai demandé, au nom de ma famille, de faire tout ce qu'il pouvait pour encourager une mobilisation internationale qui permette de faire pression sur le gouvernement colombien pour accepter un accord humanitaire", a-t-elle ajouté.
Americas
QUITO (AFP) - 02/03/2004 22h29 - L'ex-mari d'Ingrid Betancourt et père de ses deux enfants, le Français Fabrice Delloye, va abandonner son poste diplomatique en Equateur et rentrer à Paris pour travailler dans le privé après s'être mis en disponibilité, a appris l'AFP de sources concordantes mardi à Quito.

Chef de la mission économique française en Equateur depuis septembre, ses récentes mises en cause du président colombien Alvaro Uribe avaient provoqué un refroidissement dans les relations diplomatiques entre Paris et Bogota en février.

Fabrice Delloye avait accusé le chef de l'Etat le 10 février, dans le quotidien français Le Monde, d'avoir "manipulé" la famille Betancourt, puis refusé de négocier avec la guérilla la libération de son ancienne épouse, dont il a eu deux enfants, Mélanie et Lorenzo.

Suite de l'article
C'est une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'information, la mise en page et les images, veuillez cliquez ici.
Invision Power Board © 2001-2012 Invision Power Services, Inc.