eux ans jour pour jour après l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, le calvaire continue pour la Franco-colombienne et les autres otages aux mains de la guérilla colombienne des FARC, certains depuis sept ans, sans espoir d'une proche libération. Un tel pessimisme, partagé par le mari de l'ex-sénatrice, Juan Carlos Lecompte, et les proches des séquestrés, s'explique par l'absence totale de dialogue direct entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement du président Alvaro Uribe.
Seuls 300 sympathisants de la célèbre otage se sont rassemblés samedi sur une avenue de Bogota pour commémorer la date de sa capture, et exiger la libération de tous les otages.
A Paris plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche pour demander la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages colombiens, et obtenir des négociations entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires. "Cessez-le-feu", "200.000 morts, 3.000 otages, 40 ans de guerre civile, stop!", "L'avenir de la Colombie exige un accord politique. Négociez!", pouvait-on lire notamment sur les banderoles déployées par des membres des "comités de soutien" à l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle, prise en otage le 23 février 2002, et à l'ensemble des détenus.
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