Une série d'offensives de l'armée contre les paramilitaires et la guérilla ont fait soixante morts dans les dernières 24 heures en Colombie, selon le dernier bilan fourni dimanche de source militaire.

Vingt-et-un paramilitaires ont été abattus près de Villanueva, dans le département de Casanare (nord-est), par un détachement de l'armée, qui a perdu dix soldats dans ces combats. Un autre rebelle d'extrême droite a été tué à Apia (ouest), dans le département de Risaralda.

Dix-sept rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont trouvé la mort dans un affrontement avec les militaires à Llano Grande (nord-ouest). Quatre autres ont subi le même sort entre Vista Hermosa et Mesetas, dans le département du Meta (centre). Sept guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN), seconde guérilla du pays avec 4.500 hommes, ont été également tués dans le nord-ouest et le nord-est par la troupe.

L'accord signé en juillet dernier par le pouvoir et les Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême droite), sur la démobilisation de 20.000 paramilitaires avant le 31 décembre 2005, a déjà permis la reddition de 1.015 miliciens, mais des groupes dissidents continuent de refuser cet accord.

Les FARC, principale guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, sont de leur côté opposées à toute négociation avec le président Alvaro Uribe, excepté pour un éventuel échange de prisonniers. Ces rebelles détiennent 900 otages, dont Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste aux présidentielles en Colombie, enlevée le 23 février 2002. Trois cents guérilleros des FARC sont détenus dans des prisons en Colombie.

La guerre civile a fait plus de 200.000 morts en 40 ans en Colombie, avec une moyenne de 3.000 enlèvements de civils par an.