Evo Morales, qui a remporté les dernières élections présidentielles en Bolivie, a prêté serment et est devenu le premier indien à occuper la plus haute fonction de cet état d'Amérique du Sud.
Le nouveau président bolivien a formé son gouvernement avec des amis socialistes, des indiens et des militants de base.
Il s'est donné comme objectif l'éradication de la corruption et se propose de mettre en place un modèle économique très orienté sur le social.
Le gouvernement bolivien se compose de 16 ministres, 12 hommes et 4 femmes, excluant les technocrates traditionnels.
Le ministre des Affaires étrangères, David Choquehanca, est un indien Aymara, tandis que celui qui sera chargé du dossier de l'eau est l'organnisateur des manifestations contre l'entreprise Française Suez.
Au ministère des Hydrocarbures, un poste important en raison des immenses réserves de gaz de Bolivie, c'est Andres Soliz Rada, journaliste du secteur énergétique, qui prendra les affaires en main.
Le ministre des Mines, Walter Villarroel, vient d'une coopérative minière.
La Bolivie est le plus pauvre des pays d'Amérique du Sud, et Evo Morales, soutenu par Hugo Chavez, compte bien redonner de l'espoir à un peuple qui vit dans la misère quand il ne choisi pas de tenter sa chance dans les pays voisins.

