mercredi 2 novembre 2005
Ultimatum du gouvernement colombien envers les paramilitaires d'extrême-droite

BOGOTA (AP) - Le gouvernement colombien a lancé mardi un avertissement aux organisations paramilitaires d'extrême droite: soit elles désarment totalement d'ici la fin de l'année, soit elles devront subir l'assaut de l'armée.

Cet ultimatum intervient alors que les chefs des Forces d'autodéfense unies de Colombie (AUC, Autodefensas Unidas de Colombia) ont suspendu leur participation aux négociations de désarmement afin de protester contre l'emprisonnement le mois dernier d'un chef de guerre accusé d'avoir ordonné l'assassinat d'un parlementaire en violation du cessez-le-feu.

"Il n'y aucune raison valable pour l'interruption du processus par ces groupes", a déclaré Luis Carlos Restrepo haut-commissaire pour la paix dans un communiqué publié mardi. "Ceux qui refuseront le désarmement volontaire devront affronter l'armée."

Les commandants des AUC réclament la libération immédiate de Diego Fernando Murillo, ancien criminel de droit commun et magnat présumé de la drogue. Ils veulent aussi la garantie de ne pas être extradés vers les Etats-Unis après avoir déposé les armes.

Ernesto Baez, le chef politique des AUC, a avoué sa surprise après l'ultimatum du gouvernement mais a expliqué que la proposition "serait étudiée sérieusement".

Un accord de paix conclu en juin accorde aux dirigeants des AUC une réduction de peine de prison contre la démobilisation des membres de l'organisation paramilitaire. Quelque 11.000 combattants ont rendu les armes depuis deux ans et le gouvernement souhaite que les 9.000 restants en fassent autant d'ici la fin de l'année. AP